My Blueberry Nights.

My Blueberry Nights.


L'ambiguïté nait de deux esprit un peu trop joueurs, ou pas assez sérieux, d'ailleurs. Deux consciences inconscientes, qui se plaisent à sortir des sentiers tracés par le politiquement correct. Comment la définir ? C'est un peu d'excitation, le gout délicieux de l'interdit, c'est plonger les yeux fermés dans une frénésie dont on ne maitrise pas l'ampleur. C'est un coup de vent glacé qui s'engouffre dans un confort qui finissait par devenir monotone. L'incertitude règne quand à l'énigme irrésolue qui plane autour de ce confort. Où se trouve la satisfaction. Questionnement intense. La frénésie la prend parfois, à des moments embrumés par le temps, un instant figé entre deux secondes, qui n'existe dans aucuns autres espace que celui de la pleine hallucination, & elle décide de s'enfuir. De fuir ce Jeu enivrant qui finit par l'obséder nuit & jour. Quoi faire, comment le faire, surtout. Quelles seront les conséquences d'un baiser clair-obscur, à l'abri des réalités, ou de sa propre pensée. Celle des autres n'importe plus. Elle raisonne au loin comme un écho malsain, un cauchemar que l'on essaie d'oublier d'oublier, en vain, toute la nuit, avant de s'endormir les larmes aux yeux, hantés par des démons naissant du clair de lune.
A quoi cela sert-il de se poser ce genre de questions. Y a-t-il un but précis à ces mots, posés ici, pour celui qui les voudra. Je ne pense pas. Quel rôle a le poète dans la continuité du souvenir ? Le songe. C'est précisément pour cela qu'il se replie sur lui même, pour méditer sur des sentiments qui ont échappés à la bêtise des hommes. Alors, seulement, la vie revêt un sens comme un manteau d'hiver.


"By using your eyes
You're freezing my frame"

# Posté le mardi 13 janvier 2009 14:07

Modifié le mardi 13 janvier 2009 15:32














Une mélodie légère ; un courant d'air














Le temps passe, toujours autant d'illusions & presque autant de gouttes de pluies.

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 15:24

It made you wonder until the end of the night.

It made you wonder until the end of the night.
Il pleut à torrents dans les rues désormais désertes. Il est seulement dix-huit heure ; mais le monde moderne hiberne, que voulez-vous. C'est la dure loi de l'hiver. Le froid fige une tristesse éphémère sur les visages. Ils sont pris au piège.. alors ; tel de petites fleurs fragiles, ils se ferment pour renaitre au début du prochain printemps, quand ils auront moins peur du danger.. ou du ridicule ? Les apparences & les remords sont les maux les plus dévastateurs de l'homme.
Le front collé à la fenêtre, elle observe ce néant avec un sourire cynique. "Quel univers ridicule." se dit-elle, tout en fredonnant une mélodie de Morcheeba. Sa peau brûlante d'une fièvre de vivre qui la consume depuis l'enfance s'oppose au verre glacé de la vitre. Etrangement cela l'amuse. De toutes façons, elle a toujours été construite de contrastes. Son esprit est strillé de parasites qui l'empêchent de réfléchir aussi objectivement qu'elle le souhaiterait. Ses préoccupations n'ont jamais vraiment été celles d'une jeune fille de son âge. Du moins, son raisonnement face à certaines situations a maintes fois surpris. Mais aujourd'hui, le problème est différent. Elle se retrouve face à une complication d'une ampleur inattendue. Comme d'habitude, prendre une décision importante la terrorise. Remettre à plus tard, tourner la réalité en dérision, cacher la décision finale des yeux accusateurs sous un voile de culpabilité factice, sont autant de tentatives de déguiser la vérité qu'elle ne connait que trop bien.
Tout est tellement fragile qu'elle craint qu'un mauvais pas l'achève. Elle le savait, pourtant, elle l'a sut bien avant d'autres. Mais malgré tout ce que l'on a pu lui dire, elle se refuse à ouvrir les yeux sur un monde beaucoup trop différent de celui qu'elle a quitté. Chaque jour, la différence s'accentue, pour former un fossé infranchissable.


Le jour où elle tentera de traverser cet abîme, elle deviendra adulte.

# Posté le lundi 08 décembre 2008 16:14

Le Leitmotiv de sa vie se joue en ré mineur.

Le Leitmotiv de sa vie se joue en ré mineur.
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_________Il tourne, tourne sur lui même. Tout danse dans un tête, idées & espoirs se mélangent dans une brume qui se dissout au contact de l'air.. Lunatique, surement, mais c'est surtout un manque de naïveté qui lui fait pousser des ailes. Après tout, le ciel est toujours aussi bleu, son regard sur le monde s'est assombri sans raisons apparentes. Au cours de discussions, de polémiques à consonances Méphistophéliques, notre personnage se transforme. Stéréotype du genre Humain, il aurait tendance à se laisser avoir.. La tristesse & l'apitoiement sont des drames dont seul l'homme est victime. Les répercutions d'une ascension trop rapide, de trop d'orgueil, de trop de certitudes sur le long chemin de la félicité se ressentent à l'age où l'on Sait. Le Savoir est un cadeau empoisonné, qui maintes & maintes fois fut problématique. Alors, il oublie. Notre Humain Modèle disjoncte, son auto-destruction est programmée par les calculs robotiques de quelques savants sérieux & célèbres. Les plus Grands, qui ont toujours raison, évidement. Le premier modèle d'Humain Réfléchi est arrivé, suivit par toute une génération. La débauche & le vide intégral de toute utilité constituent la plupart de leurs journées. Ils se droguent, boivent, ne travaillent jamais assez aux yeux du modèle précédent. Il faudrait s'y faire, plus l'on avance dans le temps, plus l'instinct primitif, l'Hédonisme, ou même l'animosité des êtres se faire sentir.. Jusqu'à ce que cela en devienne dangereux. Je n'ai plus qu'à vous prévenir, si vous croisez quelque uns de ces nouveaux Humains dans la rue, changez de trottoir. Ils risquent de vous toiser avec tant d'insistance que vous vous sentirez nus, vidé de la plus petite parcelle d'importance, car à leur yeux, vous n'êtes rien. Rien d'autre qu'une machine démodée, lente, inadaptée à la sauvagerie de la Vie telle qu'on la connait aujourd'hui.


Vous les reconnaitrez, ils ont le même regard.. On y voit briller, avec une férocité sans bornes, l'éclat intense de l'Espoir.

# Posté le mardi 25 novembre 2008 08:20

Modifié le jeudi 27 novembre 2008 16:38

FORGET THE HEROES.

FORGET THE HEROES.


Ce n'était au début qu'une légère gène, un sentiment de lointain. Petit à petit, ce mal croit pour finir par l'obnubiler. Il a pourtant tout ce dont il aspire : il a trouvé son âme s½ur. La moitié bonheur de ses espérances. Il partage sa joie avec des amis fidèles, constamment entouré, il se laisse vivre au frais de la jeunesse. Malgré tout cela, une ombre ce glisse sur ce tableau presque parfait. Elle le recouvre maintenant entièrement, les visages sont voilés par un flou sombre, rayés de l'image. Dans la tête de ce jeune homme, ils n'existent plus autant. Sa décision est prise sous la torture de pensées entachées d'une mélancolie étrangère. Il se force à ouvrir les yeux sur une vie qui ne lui parait plus être la sienne. Sourires forcés, rires faux. Tous lui semblent hypocrites, sans importance. Il s'endort le soir avec la sensation de perdre constamment son temps. Il pleur de rage en voyant les secondes défiler aussi vite que sa jeunesse. Les plus belles années de ta vie, lui rabâche-t-on sans arrêts. A force de vouloir trop profiter, de se persuader que sa vie vaut la peine d'être vécue, il doute. Qui doute voit son allégresse se remplir d'angoisse. Il en était bel & bien conscient, mais s'en est rendu compte trop tard. A présent, il déambule, protagoniste principal de sa propre existence, hanté par des tourments qui ne devraient pas être siens. Continuer à faire semblant, l'apparence reste la même, personne ne remarque à quel point il est troublé par l'anxiété et la crainte de se retrouver seul avec lui même. Il se redoute comme le démon incarné. Il voudrait pouvoir compter sur quelqu'un, pouvoir se vider de toute cette noirceur qui pèse comme du plomb sur sa vision de plus en plus pessimiste de la vie. Mais non. Personne ne comprendrait le fruit de plusieurs mois de raisonnement insensé au milieu de son esprit torturé. Alors, il regarde s'envoler son enfance comme il se résignerait à mourir par sacrifice. L'espérance a fuit comme un songe au c½ur de ce cataclysme, il ne l'a même pas vue partir.


" La jeunesse est une ivresse continuelle ; c'est la fièvre de la santé ; c'est la folie de la raisons."
La Rochefoucauld.

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 13:50

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 16:35